un chroniqueur, Spargiak, nous donne une critique, aussi, qui donne envie d'acheter, d'aimer et même carrément de s'immoler devant ce grand chef d'oeuvre qu'est mon disque...
electro[evo]lutive4
electro evo
RKO records / Urgence Disk
novembre 2009
ELECTRO / POP ROCK
Quatrième disque. Quelques mots. Un timbre... La nuit. Le dark side of...the earth. Personne ne vous appelle plus depuis longtemps. Un divan. Dehors, la pluie. Conditions idéales : vous succombez dans leurs bras.
Ils s'y prennent tellement bien avec leurs disques où se plaquent toutes les frustrations, toutes les colères rentrées, tous les désespoirs d'une génération perdue.
Avec leurs phrases brûlantes sublimant la destruction, l'autodestruction, les chausses - trappes du buzz - speen, l'amour ou la mort ; véritables ou vains héros, sincères ou lyers, peut importe, leurs voix tombent à chaque fois comme ces fantômes qui hantent nos consciences.
Parce que justement, ces messieurs déballent leurs états d'âme avec des inflexions voisines d'un Nine Inch Nail et d'un certain Robert W. Méfiance, parce que chaque titres rassemblent un certain nombre de clichés scrupuleusement choisis et que, comble d'insolence, Evo et Vaude B. les auteurs , réussissent leur effet.
Certes, on y parle beaucoup des villes et de leurs désillusions et puis d'amour, sujets communs donc, mais j'aime bien l'ouverture "Cher Pascal" son tempo qui oscille entre rock et low mais qui vous attaque sans tarder et vous vole dans les plumes l'air de rien. Et puis vient l'esprit de la musique, son contraire qui fagocite la marque des auteurs comme autant de fantômes qui viendraient nous hanter, sublime volte-face. Et puis Pompeî, cliché là encore mais ce constat froid, lucide nous glace les atomes. "Elle" et son petit orgue à l'incorrigible espoir mais très vite "Une minute" nous ramène au "Midnight Madness" - pas celui des Chimical Brothers mais celui de Matioszek - et sa phrase définitive ("Well give me a hero / And I'll give you a tragedy...") à la différence près que les héros c'est nous et la tragédie également.
"Alors tout cela... Ne serait... Qu'un jeu... Alors... Jouez... " Dangereuse roulette russe si bien évoquée par le défunt Bashung devenu le (dernier?) mot d'ordre d'une génération à l'avenir invisible mais "Chhh.."
Spargiak
electro evo sera en concert à l'Usine de Genève.
Sites internet :
http://www.rkorecords.fr/catalog.htmlhttp://www.myspace.com/evolutivehttp://electro-evo.comhttp://www.darksite.ch/urgence/urgence2/